Lettre douceur : se donner du courage et se permettre  d’être simplement humain

Cette lettre douceur pour se donner du courage

Il devient de plus en plus évident que nous ne reviendrons pas en arrière. 

Permettez-vous d’être humain, en toute sincérité, apprenons à adapter notre humanité avec courage et dignité à ce qui pourra désormais advenir. Tout ce qui se passera à partir d’ici sera nouveau, différent, inconnu de tout ce que nous pourrions nous rappeler de notre passé.

Différent n’annonce pas une mauvaise nouvelle si cette différence est appropriée et si elle va dans le sens bénéfique et collectif. La différence n’est pas impossible à intégrer si elle implique toujours la liberté, le respect personnel et mutuel, un sentiment de maturité partagée. Je ne sais pas où nous allons à partir d’ici. Je surveille de près tout signe, j’essaie de voir au-delà du chaos et de l’énergie frénétique qui s’envole dans l’air.

Mais puissions-nous être attirés par un paysage de gentillesse plus profonde, quoi qu’il en soit. 

Un sentiment de compassion pour l’expérience humaine et tout ce qui est fondamental pour elle. Un sens de la compassion pour notre propre expérience humaine aussi.

Puissions-nous absorber ce moment de l’histoire et en tirer quelque chose de significatif. Une expérience qui renforcera le genre d’expériences qui nous éclaireront les yeux alors même que nous inclinons la tête dans un adieu sacré avant de quitter cette terre pour trouver de nouveaux mondes au-delà.

Pour l’instant, il est justifié de sentir que nous avons perdu quelque chose de précieux. Et peut-être aussi, d’une manière douce-amère et abstraite, de sentir que nous avons gagné quelque chose en échange de notre perte pour ce statu- quo mondial.

Pour l’instant, il est naturel de faire son deuil, de regarder en arrière, de se languir des jours passés, de ne pas savoir où regarder lorsqu’on essaie de trouver quelque chose sur lequel s’ancrer dans le nouveau ici et le nouveau maintenant. Tout cela est normal. C’est tellement naturel. Tellement nécessaire de ressentir. Ne laissez personne étouffer vos sentiments intuitifs. Chaque nouvelle semaine, vous ressentirez quelque chose d’autre à lâcher, à faire la paix, à ritualiser pour mieux avancer, pour vous donner la permission de faire votre deuil, de ressentir. 

Votre passage à travers ce temps est la renaissance qui vient après la mort. Elle est significative. Ne vous précipitez pas pour arriver là où vous vous sentez obligé d’être. Permettez-vous d’être humain. Permettez-vous de donner un sens à votre vie et de faire la paix avec cela lentement. C’est ainsi que naît la résilience. Ce ne sont pas ceux qui se précipitent devant eux qui finiront cette course. Ce sont ceux qui respectent leur propre rythme, leur propre voie. Ce sont eux qui, un jour, les enfants de nos enfants voudront écouter les histoires.

Nathalie Tschiember